Forest To Plate in La Capitale

À Bombay en vélo pour des plantes comestibles

La Capitale - 28 Jul. 2016 Pagina 5

La cueillette et la cuisine des plantes sauvages n’ont jamais eu autant le vent en poupe. Les particuliers comme les grands chefs s’y sont mis. Un engouement partagé de longue date par Ben Brumagne, un Bruxellois mordu de voyages et de découvertes culinaires. Une soif d’évasion qui l’a conduit à rejoindre Bombay (Inde) à vélo ! Portrait de ce jeune homme qui n’a pas froid aux yeux.

Ben Brumagne raffole des plantes. Au point qu’en 2014, il décide d’enfourcher son vélo pour parcourir... 8.000 kilomètres. Soit la distance qui sépare Bruxelles de Bombay (Inde). « Tout a commencé en 2010, lorsque j’ai voulu faire un tour du monde », explique Ben dont la langue maternelle est le néerlandais. « J’avais remarqué que beaucoup de peuples trouvaient leur nourriture ou remèdes médicinaux dans la nature. En sachant ça, je trouvais étonnant qu’en 18 ans d’existence, je ne connaisse aucune plante sauvage comestible. J’ai donc étudié la phytothérapie et l’agriculture biologique et suis devenu obsédé par tout qu’on pouvait manger dans la nature ! » L’objectif de son voyage était donc clair : apprendre et s’informer sur les plantes sauvages comestibles qu’il croise avec son deux-roues. Son projet « Forest To Plate » était né.

Des dîners au documentaire

« Le but est de promouvoir les plantes sauvages comestibles et de préserver les informations qu’on a sur elles, car on sait que ce sont les anciennes générations qui possèdent ce savoir. » Des connaissances d’autant plus précieuses que les plantes sauvages renferment de nombreuses vertus. « Chaque plante possède plusieurs substances nutritives qui ont un impact différent sur le corps. Intégrer les plantes sauvages dans son menu revient donc à bénéficier de tout un tas de bienfaits, surtout quand elles sont fraîches. Leur goût, leur parfum sont aussi beaucoup plus importants que ceux de l’agriculture traditionnelle », poursuit celui qui se trouve aujourd’hui au Népal pour accompagner un restaurateur local à ouvrir sa propre adresse culinaire.

De retour à Bruxelles, Ben s’est mordules doigts de ne pas avoir filmé ses six mois d’aventure. « J’ai alors créé une petite équipe pour m’accompagner lors d’un tournage en Serbie. Parce que le projet nécessitait de l’argent, j’ai en parallèle organisé à Bruxelles des dîners autour des plantes sauvages qui ont été très chaleureusement accueillis. Les gens étaient très curieux et réceptifs. Alors, j’ai ensuite mis sur pied des workshops de 2-3 jours où l’on apprend quoi cueillir et comment le faire de manière responsable. »

Grâce au soutien de la TV flamande (Canvas), Ben et ses camarades ont reçu l’autorisation de réaliser un documentaire en Israël sur les plantes sauvages et sur leur pouvoir de rapprocher les cultures. « Le sujet commence à retenir l’attention du monde entier et je commence tout doucement à développer des projets touristiques en Serbie, en Israël, et bientôt en Espagne et au Népal ».

A.D.

A.D.

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